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Quelques mots d’histoire sur la Garde Impériale et sur le « 1er Régiment de Grenadiers à Pied »

 

 La Garde Impériale est sans conteste l’unité du premier Empire la plus mythique dont le sacrifice lors de la bataille de Waterloo à sans conteste contribué à lui donner une aura quasi mystique et légendaire. Jusqu’à l’été 1815 elle aura été de toutes les batailles sous les ordres de l’Empereur envers qui elle est totalement dévouée et dont la fidélité est sans faille.

Assez paradoxalement, ses privilèges et autres avantages accordés par Napoléon faisaient qu’elle n’était guerre aimée des unités de lignes. Cependant lors du déclin de l’Empire, et lorsque l’épreuve du feu ne pu d’avantage lui être épargné, elle a vaillamment démontré sa haute valeur, que se soit à Leipzig, lors de la glorieuse campagne de France ou encore à Waterloo.

La Garde Impériale trouve ses origines en 1796 lorsque fut crée la Garde du Directoire Exécutif. Ensuite lorsque le général Bonaparte devin 1er consul le 20 brumaire an VIII (11/11/1799), son appellation devint naturellement Garde Consulaire pour devenir ensuite la Garde Impériale le 10 mai 1804.

Les conditions d’accès à La Garde sont extrêmement sélectives. Tout d’abord la taille, c’est ainsi qu’un grenadier doit mesurer au moins 5 pieds 6 pouces (1, 80 m), avoir participé  au moins à 4 campagnes. Ses valeurs sont la bravoure, la fidélité, l’honneur, et l’Empereur exige sévèrement qu’elle soit un modèle en toute occasion.  En 1814, lors de la campagne de France, la Garde Impériale représente le fer de lance de l’Empereur. Toutes ses unités (cavalerie, artillerie, infanterie) vont s’y distinguer lors de tous les combats en affrontant souvent victorieusement des forces jusqu’à dix fois supérieures ! A Waterloo son sacrifice et son courage furent grandiose : qu’il s’agisse des charges répétées de la cavalerie contre les carrés anglais, des contre-attaques de la Jeune Garde à Plancenoit contre tout le flanc Prussien, ou encore des carrés de la Veille Garde couvrant la retraite de toute l’armées face aux impitoyables poursuites des anglais mais plus encore des Prussiens acharnés de vengeance et assoiffés de sang.

Son infanterie est principalement constituée des Grenadiers et des Chasseurs (seul le critère de la taille les distingue). Les Grenadiers à Pieds représentent l’unité la plus ancienne. Tout d’abord limité à un seul régiment à deux bataillons de 4 compagnies, un second régiment est ainsi crée en 1806. Un troisième éphémère verra même le jour (les Grenadiers Hollandais).
Alors que les Chasseurs à pied sont casernés à Rueil-Malmaison, les Grenadiers le sont pour leur part à Courbevoie.

L’infanterie de la Vieille Garde compte également les Fusiliers et les Vélites dans ses rangs, ainsi que 2 compagnies  de Vétérans.
La Jeune Garde (qui ne doit rien en matière de courage aux « anciens » ) est constituée de Conscrits, de Flanqueurs, de Tirailleurs et de Voltigueurs.


1er Régiment de Grenadiers à Pied


Historique du régiment
1799 - Grenadiers-à-Pied de Garde des Consuls
1804 - Régiment de Grenadiers-à-Pied de la Garde Consulaire
1805 - Régiment de Grenadiers-à-Pied de la Garde Imperiale
1806 - 1er Régiment de Grenadiers-à-Pied de la Garde Imperiale
1814 - Dissout et renommé Corps Royale des Grenadiers de France
1815 - Reformé et nommé, 1er Régiment de Grenadiers-à-Pied de la Garde Imperiale

 Chef de corps
1804 : Joseph Higonet
1805- 1807 : Jean Marie Pierre Dorsenne
1807- 1813 : Claude-Etienne Michel
1813- 1815 : Jean-Martin Petit

 Une des meilleures unités de combat
Ce régiment, ainsi que le 1er Chasseurs peuvent être qualifiés de meilleures unités de combat des guerres napoléoniennes et parmi l'une des meilleures de tous les temps. Les hommes composant ce régiment avaient des années de services derrière eux ce qui fait qu'ils étaient immunisés aux horreurs de la guerre et avaient fatalement participé à de nombreuses campagnes. La plupart de ses soldats combattaient déjà durant la première coalition.

Du Soleil d'Austerlitz au crépuscule de Waterloo, ces braves parmis les braves, ces héroïques guerriers n'ont jamais reculés devant l'ennemi. À la retraite de Waterloo, le 1er Grenadiers ne recula que parce que Napoléon le lui ordonna.

À Waterloo, quatre sur dix sont légionnaires (récipiendaires de la légion d'honneur). Presque tous ont plus de quatorze ans de service, et les soldats à trois brisques n'y sont pas rare. (La brisque est un chevron qui se porte sur la manche entre le coude et l'épaule, chacune d'entre elle indique que son possesseur a effectué sept ans de service).




 Bataille de Waterloo

A Rossome, les deux impressionnants carrés du 1er Grenadiers de la Garde font blocs. C'est le corps d'élite de la Garde, l'élite de l'élite, la crème de la crème, vous diront les Anglo-saxons.

Le régiment a pris position devant la maison Decoster à gauche et à droite de la route.

Autour d'eux, le sol est jonché de cadavres et de chevaux d'imprudents ennemis venus provoquer ces briscards. Il y a aussi des cadavres de Français qui voulaient chercher protection à l'intérieur des carrés. La sûreté des carrés est à ce prix. "Nous tirions sur tout ce qui se présentait, amis ou ennemis, de peur de laisser rentrer les uns avec les autres, c'était un mal pour un bien" dira le Général Petit, commandant ce régiment. Les carrés sont débordés par la droite ou par la gauche, toutes les charges ennemies sont repoussées.

Ces deux bataillons tiennent tête à deux armées. L'Empereur qui à un moment a trouvé refuge dans l'un de ces carrés, ordonne de quitter la position. Le 1er Grenadiers commence sa retraite couvrant les arrières du fantôme de l'armée. Il s'arrête tous les 200 mètres environ pour rectifier la face des carrés et pour repousser l'ennemi qui depuis un moment hésite de plus en plus à charger ces redoutes vivantes. Qu'importe, ils sont victorieux. La bataille est presque terminée, et personne n'a envie d'en être le dernier mort. L'empereur va rejoindre le 1èr bat. du 1er chasseurs de Duuring, apprend qu'il à repoussé une attaque Prussienne qui visait à couper la retraite de l'armée. Il lui ordonne de suivre la colonne en marche, et de ce placer juste avant les grenadiers, qui ferment la marche. Plus tard, les Grenadiers du 1er de la Garde se mirent en colonne par section, l'ennemi n'osant plus l'attaquer. Blessée à mort, la Garde l'impressionne toujours. L'épopée militaire Impériale vient de s'achever.


 Batailles
1807 : Eylau
1808 : Madrid
1809 : Essling et Wagram
1812 : Krasnoé
1813 : Lützen, Reichenbach, Dresde, Leipzig et Hanau
1814 : Montmirail, Laon, Soissons, Arcis-sur-Aube et Paris
1815 : Waterloo

Pour en savoir plus :
 Informations Wikipédia